Tag Archives: habitat

Des étudiants de Montpellier expérimentent gratuitement l’habitat connecté

pano
Reconstitution 3D de l’appartement intelligent du projet HUT. CNRS, le journal.

Depuis le mardi 26 juin 2018, des appartements entièrement connectés ont été inaugurés à Montpellier pour accueillir des étudiants pour la rentrée prochaine. Le comportement des étudiants volontaires seront étudiés par 12 laboratoires du CNRS et l’université de Montpellier qui financent ce projet.

À première vue, cet appartement n’a rien de plus qu’un logement ordinaire. Un appartement parfait pour des étudiants en collocation avec une grande pièce à vivre dotée d’une cuisine équipée, quatre chambres, des toilettes et une salle de bain. Pourtant, toutes les pièces sont truffées de capteurs, positionnés sous le plancher, dans les portes des placards où des caméras sont aussi positionnées pour surveiller les stocks des habitants. Les capteurs vont enregistrer les déplacements des personnes d’une pièce à l’autre.

 

À la rentrée universitaire 2018, deux étudiants volontaires seront sélectionnés par les organisateurs du projet pour habiter gratuitement dans ce logement du futur. En échange de la gratuité du logement, les étudiants acceptent d’être filmés et analysés quotidiennement. Ils doivent répondre à des questions chaque jour et des serveurs installés dans l’appartement stockent toutes leurs données personnelles. Ces données sont ensuite envoyées et étudiées aux laboratoires de la maison des sciences de l’Homme.

Un projet scientifique interdisciplinaire

Cette expérience n’a pas d’objectifs marketing ou publicitaires mais bien des objectifs scientifiques pour les chercheurs du CNRS de Montpellier. Pour évaluer quotidiennement les comportements des étudiants “cobayes” et leurs usages de la connexion, les chercheurs ont inauguré le mardi 26 juin, le HUman home projecT (HUT). Ce dispositif est un observatoire du logement connecté créé en partenariat avec des entreprises et la métropole de Montpellier.
Les acteurs engagés sont nombreux : des ingénieurs en électronique, des architectes, des spécialistes du mouvement, des juristes, des linguistes ou encore des psychologues ; cette expérience nécessite un vrai travail interdisciplinaire. Ce sont au total 12 laboratoires de recherches qui sont impliqués dans l’expérience, avec comme objectif de “replacer l’humain au centre de la réflexion” selon Alain Foucaran, directeur de l’IES (l’institut d’électronique et des systèmes).

Une Intrusion dans la vie privée ?

L’enjeu le plus important est l’étude des usages et du seuil de tolérance à l’intrusion dans la vie privée. Les chercheurs vont essayer d’observer à quel point les étudiants vont pouvoir supporter l’hyperconnexion et accepter l’intrusion dans leur vie privée. C’est un point sur lesquels les étudiants peuvent être réticents avant de vouloir participer.

Cette expérience est pour cela très encadrée juridiquement. Les organisateurs ont dû faire une demande d’autorisation auprès de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) et leur expérience est surveillée par un comité d’éthique. Les premières réunions avec ces entités ont conduit à la création d’un “bouton d’arrêt d’urgence” dans l’appartement. Il est à disposition des résidents s’ils souhaitent faire une pause et déconnecter. L’usage de ce bouton représente même une “information précieuse” selon Déborah Nourrit, chercheuse en psychologie expérimentale au CNRS. En effet, le moment où ils l’utilisent et la durée de déconnexion seront des éléments importants pour comprendre à quel point ils peuvent supporter l’hyperconnexion.
Pour s’assurer du bon déroulement de l’expérience, les étudiants doivent signer en plus de leur bail de location classique un “diagnostic de données”. Ce document détaille d’usage de ce qui sera fait de leurs informations personnelles stockées et analysées. Ces données ne seront évidemment pas transmises ni utilisés hors du cadre de l’expérience. Les étudiants sont également libres de mettre un terme à l’expérience à tout moment en résiliant le bail.

L’annonce de l’expérience a été accueillie plutôt favorablement par les étudiants de la faculté de Montpellier, 64% des étudiants consultés ont déclaré être intéressés par l’expérience.

Sources de l’article :
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/06/26/a-montpellier-des-etudiants-cobayes-pour-tester-les-limites-de-l-habitat-connecte_5321481_4408996.html
https://lejournal.cnrs.fr/articles/recherche-appartement-du-futur

Et si vous habitiez dans un arbre blanc ?

La semaine dernière nous vous parlions de vivre dans une cité sous-marine. Aujourd’hui, nous remettons les pieds sur terre. Nous avons trouvé un concept original qui verra le jour en France : Louer une villa dans un immeuble.

arbre blanc

C’est dans la ville de Montpellier qu’un architecte japonnais lance ce projet architectural nommé :  L’Arbre Blanc

Ce futur immeuble de 17 étages haut de 56 mètres vise à reproduire la vie d’un village. Conçu comme un empilement de villas, sculpté « comme si l’eau et le vent l’avaient creusé, tel un arbre qui s’adapte à son environnement » (dixit son créateur), cette future construction est prévue pour fin 2017

Elle comptera 110 appartements avec terrasses, mais également un restaurant, une galerie d’art et des bureaux.

Sur son toit, vous trouverez un bar panoramique et un jardin partagé, réservé aux habitants.

Retrouvez le projet en vidéo :